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Les Textes Fondateurs de la Franc-Maçonnerie. Les
principaux textes qui servent aujourd'hui encore de références à l'Ordre
Maçonnique.
Les Textes Religieux. Présentation des textes qui
sont à la base de la Tradition Maçonnique.
Les Texte Ésotériques. De nombreux textes qui
peuvent être lus dans le cadre d'une démarche spirituelle personnelle.
Certains degrés maçonniques y font référence.
Textes Divers. Des textes et études ayant trait à
la Franc-Maçonnerie.
Les Documents Antimaçonniques. Présentation de
quelques documents qui ont été publiés dans le but de nuire à la
Franc-Maçonnerie.
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Les Vers d'Or de Pythagore

Honore en premier lieu les Dieux Immortels dans l'ordre qui leur fut
assigné par la Loi. Respecte le Serment. Honore ensuite les Héros
glorifiés. Vénère aussi les Génies terrestres, en accomplissant tout ce
qui est conforme aux lois. Honore aussi et ton père et ta mère et tes
proches parents. Entre les autres hommes, fais ton ami de celui qui
excelle en vertu. Cède toujours aux paroles de douceur et aux activités
salutaires. N'en viens jamais, pour une faute légère, à haïr ton
ami, Quand tu le peux : car le possible habite près du
nécessaire. Sache que ces choses sont ainsi, et accoutume-toi à dominer
celles-ci : La gourmandise d'abord, le sommeil, la luxure et
l'emportement. Ne commets jamais aucune action dont tu puisses avoir
honte, ni avec un autre, Ni en ton particulier. Et, plus que tout,
respecte-toi toi-même. Pratique ensuite la justice en actes et en
paroles. Ne t'accoutume point à te comporter dans la moindre des choses
sans réfléchir. Mais souviens-toi que tous les hommes sont destinés à
mourir ; Et parviens à savoir tant acquérir que perdre les biens de la
fortune. A l'égard de tous les maux qu'ont à subir les hommes de par le
fait des arrêts augustes du Destin, Accepte-le comme le sort que tu as
mérité ; supporte-les avec douceur et ne t'en fâche point. Il te
convient d'y remédier, dans la mesure que tu peux. Mais pense bien à ceci
: Que la Destinée épargne aux gens de bien la plupart de ces
maux. Beaucoup de discours, lâches ou généreux, tombent devant les
hommes ; Ne les accueille pas avec admiration, ne te permets pas de
t'en écarter. Mais si tu vois qu'on dit quelque chose de faux,
supporte-le avec patience et douceur. Quand à ce que je vais te dire,
observe-le en toute circonstance. Que jamais personne, ni par ses
paroles ni par ses actions, ne puisse jamais T'induire à proférer ou à
faire ce qui pour toi ne serait pas utile. Réfléchis avant d'agir, afin
de ne point faire des choses insensées, Car c'est le propre d'un être
malheureux de proférer ou de faire des choses insensées. Ne fais donc
jamais rien dont tu puisses avoir à t'affliger dans la
suite. N'entreprends jamais ce que tu ne connais pas ; mais
apprends Tout ce qu'il faut que tu saches, et tu passeras la vie la
plus heureuse. Il ne faut pas négliger la santé de ton corps, Mais
avec mesure lui accorder le boire, le manger, l'exercice, Et j'appelle
mesure ce qui jamais ne saurait t'incommoder. Habitue-toi à une
existence propre, simple ; Et garde-toi de faire tout ce qui attire
l'envie. Ne fais pas de dépenses inutiles, comme ceux qui ignorent en
quoi consiste le beau. Ne sois pas avare non plus : la juste mesure est
excellente en tout. Ne prends jamais à tâche ce qui pourrait te nuire,
et réfléchis avant d'agir. Ne permets pas que le doux sommeil se glisse
sous tes yeux, Avant d'avoir examiné chacune des actions de ta
journée. En quoi ai-je fauté ? Qu'ai-je fait ? Qu'ai-je omis de ce
qu'il me fallait faire ? Commence par la première à toutes les
parcourir. Et ensuite, si tu trouves que tu as omis des fautes,
gourmande-toi ; Mais, si tu as bien agi, réjouis-toi. Travaille à
mettre ces préceptes en pratique, médite-les ; il faut que tu les
aimes, Et ils te mettront sur les traces de la vertu divine, J'en
jure par celui qui transmit à notre âme le sacré Quaternaire, Source de
la Nature dont le cours est éternel. Mais ne commence pas à prendre à
tâche une oeuvre, Sans demander aux Dieux de la parachever. Quand
tous ces préceptes te seront familiers, Tu connaîtras la constitution
des Dieux Immortels et des hommes mortels, tu sauras Jusqu'à quel point
les choses se séparent, et jusqu'à quel point elles se rassemblent. Tu
connaîtras aussi, dans la mesure de la Justice, que la Nature est en tout
semblable à elle-même, De sorte que tu n'espéreras point
l'interprétable, et que plus rien ne te sera caché. Tu sauras encore
que les hommes choisissent eux-mêmes et librement leurs
maux, Misérables qu'ils sont; ils ne savent ni voir ni entendre les
biens qui sont près d'eux. Peu nombreux sont ceux qui ont appris à se
libérer de leurs maux. Tel est le sort qui trouble les esprits des
mortels. Comme des cylindres, Ils roulent ça et là, accablés de maux
infinis. Innée en eux, en effet, l'affligeante Discorde les accompagne
et leur nuit sans qu'ils s'en aperçoivent ; Il ne faut point la
provoquer, mais la fuir en cédant. O Zeus, notre père, tu délivrerais
tous les hommes des maux nombreux qui les accablent, Si tu montrais à
tous de quel Génie ils se servent ! Mais toi, prends courage, puisque
tu sais que la race des hommes est divine, Et que la nature sacrée leur
révèle ouvertement toutes choses. Si elle te les découvre, tu viendras
à bout de tout ce que je t'ai prescrit ; Ayant guéri ton âme, tu la
délivreras de ces maux. Mais abstiens-toi des aliments dont nous avons
parlé, en appliquant ton jugement A tout ce qui peut servir à purifier
et à libérer ton âme. Réfléchis sur chaque chose, En prenant pour
cocher l'excellente Intelligence d'en-haut. Et si tu parviens, après
avoir abandonné ton corps, dans le libre éther, Tu seras dieu immortel,
incorruptible, et à jamais affranchi de la mort.
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